jeudi 7 juillet 2016

Sviatoslav Richter plays Chopin Scherzo no. 2 Op. 31 ,Elie Wiesel écoute.

Aimer à La Vie-à -La -Mort.

Sviatoslav Richter plays Chopin Scherzo no. 2 Op. 31




Sviatoslav Richter plays Chopin Scherzo no. 2 Op. 31 ,Elie Wiesel écoute.

Aimer à La Vie-à -La -Mort.

Destin fièvre étourdissement souffles et âmes fusionnent. Chopin et Richter inséparables pour une nuit enchantée . Dans ce s
cherzo un magistral passage entre explosions ,destinées ,mémoires en feu, perte du souffle du fragile du mutilé de l ‘amoureux vibrant de ses blessures .
Après le fa les quatre premières notes la -si-ré- fa- sont le script de cet instantané à peine regardé déjà déchiré réparti en quatre accords de cris de prières de réponses d’ interr­ogations des nombreuses ardeurs du nomade dans sa courte vie
Perdre la voix à la veille de sa mort est déjà perçu dans les ma­giques quatre notes du début .
Vif est le maître mot de ce scherzo dont la vie entière tressaille en glissandos de valse, de notes rageuses perdues entre deux soupirs .

J’ ai entendu SviatoslavRichter jouer ce scherzo au Festival « Les Nuits d'Al­ziprato » au couvent de Corbara en Corse du temps de Henry -Louis de La Grange, c’était une nuit d’été. Était-ce la magie du lieu, de ses hôtes ? Ces quatre premières notes suspendues après le fa premier nous tenaient-elles en suspens ou bien était-ce cette blanche avant de som­brer dans le vide du triolet ?
Une sensation de l‘unique , de l‘incomparable, d’un pianiste que nous avions vu entrer en tremblant d’ angoisse presque blanc à qui tout le monde se sentiait lié qui nous impressionnait et dont je garde une image dont je peux me saisir et me ressaisir .

Qui sait le chemin qu‘a pu prendre un souvenir magistral ?
On est jamais aussi séparé ni aussi proche d’un être de chair ou d’esprit que l‘ on pense .
La première fois que je visitais Paris j ‘avais oublié d’où je venais la notion de distance ne comptait pas dans mon temps, les rues que j‘avais parcourues main dans la main avec mon père m ‘avaient émerveillée . La première fois que je me retrouvais sur la côte d’Azur bien malgré moi , je décidais d’abolir la distance pour souffrir moins . « Loin » Élie Wiesel a vécu toute sa vie loin de moi même quand j’habitais Manhattan où lui aussi résidait. Pourtant dans la nuit du 2 au 3 juillet je me suis sentie touchée en plein cœur . Pourquoi le « stille nacht » de mon enfance m’est -il venu en tête? Penser qu’il y a autant de chemins vers Christ qu’il y a de visages qui lisent le Talmud me plait et les mêmes avec le même questionnent .Ils ne se sont pas trompés les Suédois qui ont choisi celui qui ouvre la grande porte de la paix.
Méditation étonnement ondes amoureuses du scherzo de mes jeunes années mèneront dans les mémoires du monde la même belle valse que celle du meilleur del ‘âme de mon ami Elie Wiesel

https://sheetmusic.pianoshelf.com/sheetmusicimg/Chopin-Scherzo-op-31-no-2-page1-51c90be278689.jpg



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