Quand
un peintre écrit, il ne rédige pas seulement , il largue déjà sur
le papier un masse d 'électrons de ses propres couleurs , inventées
par anticipation, sans autre souci que de se séparer d' un part
inconnue de son âme , elle même non révélée
,d' ailleurs.
Sa
page peut être une invention pour les besoins du roman ou de
la fiction , sa toile ne ment pas .
J'ai
cent ans , monsieur le lecteur , faites vite, accordez -moi votre
attention sans m ' interrompre .
Une
mort c 'est un arraché au ventre .
Je
viens chercher dans ces pages , tout ce qui peut faire naitre une
autre histoire que la mienne intime , mais que je le veuille ou pas j
' y suis mêlée.
Soit
que je me sois figurée dans une jeunesse dont des décades se sont
bâfrées, un statut de jeune déesse de l 'Olympe quand je me suis
vue ou que je sente le risque d e voir s'évaporer à jamais , une
empreinte, la mienne .
Et,
qui sait?
L'indifférence
des uns, fichés dans leur intérêt de soi même ,les
bouleversements de société, les variations de température, les
hauts murs d' une vertueuse humanitaire victoire d' albumens de la
stratosphère, tout peut contribuer à ma disparition totale .
Déjà
cette date de Mai me parait incongrue au vu de mon jour de résurgence
.. Un portion du temps comme une scène gigantesque où mon petit
combat d'assemblage de molécules jamais stabilisées, toujours en
questionnement entre tempérance-
foi-science-effroi-passion-sexualité et .....Dieu.
-"Mais
qu'est -ce que c'est ? "
-"Dieu?"
-"Oui".
Un
chant d'oiseaux un jour du printemps , c'est un cadeau de la nature
.C'est un marginal effet du rêve d es enfants mortellement revenus
au ciel du ventre de leur mère .
Je
fus un jour cette fleur naïve mais avec le temps , murie aux ceps
des saisons , alternance du roseau et de la pierre , nus et vidés de
leur jalousie et leur haine .
-"Ai-je
pu me couper d' un passé?"

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