jeudi 21 avril 2016

Quand un peintre écrit, il ne rédige pas seulement ,





Quand un peintre écrit, il ne rédige pas seulement , il largue déjà sur le papier un masse d 'électrons de ses propres couleurs , inventées par anticipation, sans autre souci que de se séparer d' un part inconnue de son âme , elle même non révélée
,d' ailleurs.
Sa page peut être une invention pour les besoins du roman ou de la fiction , sa toile ne ment pas .
J'ai cent ans , monsieur le lecteur , faites vite, accordez -moi votre attention sans m ' interrompre .

Une mort c 'est un arraché au ventre .
Je viens chercher dans ces pages , tout ce qui peut faire naitre une autre histoire que la mienne intime , mais que je le veuille ou pas j ' y suis mêlée.
Soit que je me sois figurée dans une jeunesse dont des décades se sont bâfrées, un statut de jeune déesse de l 'Olympe quand je me suis vue   ou que je sente le risque d e voir s'évaporer à jamais , une empreinte, la mienne .

Et, qui sait?
L'indifférence des uns, fichés dans leur intérêt de soi même ,les bouleversements de société, les variations de température, les hauts murs d' une vertueuse humanitaire victoire d' albumens de la stratosphère, tout peut contribuer à ma disparition totale .

Déjà cette date   de  Mai me parait incongrue au vu de mon jour de résurgence .. Un portion du temps comme une scène gigantesque où mon petit combat d'assemblage de molécules jamais stabilisées, toujours en questionnement entre tempérance- foi-science-effroi-passion-sexualité et .....Dieu.
-"Mais qu'est -ce que c'est ? "
-"Dieu?"
-"Oui".

Un chant d'oiseaux    un  jour du printemps , c'est un cadeau de la nature .C'est un marginal effet du rêve d es enfants mortellement revenus au ciel du ventre de leur mère .
Je fus un jour cette fleur naïve mais avec le temps , murie aux ceps des saisons , alternance du roseau et de la pierre , nus et  vidés de leur jalousie et leur haine .
-"Ai-je pu me couper d' un passé?"

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